C’est presque répétitif, chaque semaine nous déplorons des victimes, hier un des nôtres a perdu sa main.

C’est le cinquième depuis le 17 Novembre, 20 personnes ont été éborgnées, une est définitivement sourde, on déplore 2000 blessés dont 124 blessés graves et 12 décès en marge du mouvement (dont un décès causé par une grenade lacrymogène)*.

C’est le triste livre noir des Gilets Jaunes.

Nous le répétons chaque semaine mais combien encore pour que cela cesse ?

Le gouvernement et les Forces de l’Ordre sont entrés en guerre contre le peuple dès le 17 Novembre.

Depuis quand le DROIT de manifester est-il devenu un CRIME qui justifie l’utilisation d’armes mutilantes ?
Nous irons même plus loin : sorties de leurs conditions strictes d’utilisation, comme toute arme, elles deviennent LÉTALES.
Depuis quand un gouvernement prévoie-t-il d’utiliser de telles armes pour contenir sa population, son peuple, ses citoyens ?

La France est le seul pays européen à utiliser des munitions explosives pour servir le “maintien de l’ordre”.
Les LBD et les grenades ont prouvé semaine après semaine leur dangerosité, à quand leur interdiction pure et simple ?

La force au profit du dialogue, faire taire en matraquant, en menaçant de mort les manifestants, arrêter en qualifiant le manifestant de « sale petit bâtard »**. C’est donc elles nos forces de l’ordre censées nous protéger ?

Celles qui en ce moment nous insultent, nous rabaissent et nous violentent laissant des handicaps à vie.
Celles qui préfèrent répondre aux ordres d’une minorité bien placée plutôt que de se ranger du côté de ses con-citoyens, voisins, amis.
Celles qui ne sont pas capables d’un foutu libre arbitre qui les empêcheraient de tirer.

Elles étaient pourtant supposément en colère ces forces de l’ordre en décembre…
Colère d’une journée, rapidement abandonnée pour 120 à 150 euros net par mois et une prime de 300 euros pour les policiers et gendarmes mobilisés lors des manifestations Gilets Jaunes…
Corruptibles ces forces de l’ordre…

Nous avons envie de leur dire : nous ne savons pas comment vous faites pour dormir la nuit, pour vous regarder encore dans un miroir, pour garder la conscience tranquille après de tels actes… qui sont tout simplement bien des crimes.
Des crimes pour des idées, pour une colère populaire, pour une nécessité de justice économique et sociale.
Ils n’ont pas leur place au sein du corps censé nous protéger, nous ne les reconnaissons pas comme tel ! Ils ne sont que la milice du gouvernement mise en place pour nous faire TAIRE.

La rage on l’a, encore plus quand on assiste ou qu’on voit les images des violences policières et judiciaires. Cette rage elle nous tient, mais on sait la transformer en colère saine pour changer les choses.

On lâchera pas, il y a des combats justes pour lesquels prendre des risques se justifie.

Marie-Laure

* Sources : Désarmons-les, Révolution permanente,Le mur jaune.
** Source : Témoignage d’un Gilet Jaune

4 Commentaires

  1. Pour 150 euros ils ramassent et mutiler sous couvert de légitime défense.
    À 300 euros ils tueront pour protéger leur vie.
    C’était bien la démocratie non ?

  2. A toutes les forces de l’ordre

    En dehors de vos prestations, une fois rendus à la vie civile, incognitos, nul ne peut soupçonner le nombre de personnes que vous avez molestées, blessées, mutilées, voire tuées, sans compter celles et ceux que vous aurez brutalement mis arbitrairement en garde à vue et soumis à condamantions. On devient ce que l’on sait et on agit selon ce que l’on choisit de devenir…

    Vous, vous avez fait le choix de vous trouver du « bon côté », du moins l’estimez-vous. Or, votre panoplie, vos insignes ne font pas de vous des surhommes. Vous espérez être impressionnants. Détrompez-vous.

    Seules quelques vertus sont dignes de respect : l’honnêteté, la clémence, la bonté, l’intelligence qui se voue à l’intérêt collectif et qui prône le partage, quel que soit le niveau de mérite, … Tout ce à quoi vous tournez le dos lorsque, au vestiaire, vous abandonnez votre conscience pour endosser l’uniforme et votre harnachement guerrier. Vous avez alors les pleins pouvoirs sur quiconque se mêle de contester la légitimité d’un Pouvoir devenu dément.

    Vous êtes convaincus d’être les gardiens de “l’ordre”. Vous êtes la main de fer d’un Pouvoir incompétent et abusif à outrance. Le Pouvoir vous accorde ad libitum le triste privilège d’user d’actes violents dont les conséquences vous laissent muets, indifférents et surtout impunis, autre faveur insigne que vous accorde l’anonymat.

    Le Pouvoir se déclare aujourd’hui ouvertement l’ennemi du peuple – et c’est bien le cas. De ce fait, il prouve qu’il est devenu illégitime. Il fait preuve de haute trahison et installe peu à peu une dictature, en espérant ainsi que le peuple se soumette entièrement ou se noie. Vous, vous avez fait le choix de contribuer à lui maintenir la tête sous l’eau, alors qu’à la place du peuple vous agiriez comme il le fait …

    En faisant le choix de servir en tant que quasi mercenaires aux ordres de n’importe quel pouvoir, fut-ce le plus ignoble, vous ne faites qu’ajouter une insulte de plus au peuple souffrant, au peuple victime. En occultant de la sorte votre conscience vous perdez de vue que vous n’êtes, vous aussi, que de vulgaires rouages, des automates, des esclaves d’un Pouvoir qui fait semblant, avec vous aussi, de vous tenir en estime, mais qui vous tient également en laisse.

    L’Europe à les yeux tournés vers vous, qui portez une grande responsabilité dans la tournure des événements de ces deux derniers mois. La raison du plus fort est rarement la plus équitable, la plus humaine. Mais vous pouvez prendre part au renversement des fausses valeurs qui sont celles d’un Pouvoir sourd et aveugle, insensible et aussi déterminé que n’importe quel bourreau.

    Avec le peuple, entrez dans l’ère du renouveau, du jamais vu, de l’utopie devenue réalité. Ne vous faites plus les complices de la pauvreté, de la violence des riches et de leur mépris envers ceux qui les gavent. Car complices, vous montrez au peuple que les despotes ont raison de l’être. Ainsi vous persistez à brutaliser, à meurtrir des familles, tout un peuple qui vous paie !

    Soyez d’utilité publique ! Ne trahissez plus vos semblables lorsqu’ils font état du non-respect des droits acquis au terme de longues luttes. Il s’agit autant de conserver ces droits que de respecter la mémoire de celles et ceux qui ont péri, naguère, pour les obtenir dans l’intérêt de tous. Cela vous concerne aussi …

    On ne crache pas dans le berceau qui nous a vu naître. Avez-vous oublié les années de résistance de vos parents, grands-parents ? Avez-vous songé à l’avenir de vos familles ? Faites le choix de la concorde au sein d’une société dont vous protégeriez -une fois n’est pas coutume- les faibles, les démunis, les bafoués, les laissés-pour-compte. Et non pas le choix contraire.

    Entendez et comprenez la cause actuelle d’un peuple qui a fondamentalement raison de se révolter. Le peuple s’unit autour d’une cause qu’il tient à défendre, au nom du bien commun. Ne laissez plus étouffer votre conscience, votre bon sens, sous des ordres, sous le chantage auquel vous êtes vous-mêmes soumis : la peur de perdre votre emploi, vos privilèges, ce statut dont vous semblez si fiers alors qu’il n’y a pas toujours de quoi. Vous pourrez porter avec nous l’espoir d’une vraie justice, dès lors que vous serez avec nous et plus contre nous.

    Nous sommes plus utiles à la France, à la démocratie, vivants, unis, solidaires que poursuivis, sanctionnés, brutalisés ou tués. Ce sont les traîtres à la Nation qui doivent comparaître devant la justice et non ceux qui souffrent de flagrantes injustices.

    Si vous souhaitez, comme nous, que tout ce qui survient finisse au plus vite, faites acte de bravoure : rejoignez-nous ! Devenez de vrais héros, impressionnez-nous par votre courage et votre audace. Le peuple vous en saura gré et vous pardonnera vos erreurs.

    Ne vous trompez plus de cibles, reconnaissez le désir de la population : vivre dignement, entendu et servi par le gouvernement. Retrouvez honneur et dignité en devenant les Forces de Protection du Peuple, car faire violence au peuple n’est pas un métier, c’est un crime. Le protéger est une gloire. Partageons-là !

    Un GJ sud ardéchois
    17 janvier 2019

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