On était dans une nasse de 4 mètres de large, entourés d’échafaudages à gauche, et, à droite, par les vitres de protection mises en place autour de la Tour Eiffel.

Deux flics ont fermé le couloir une cinquantaine de mètres plus loin, ils étaient habillés en noir. Il y en avait un à gauche collé à l’échafaudage, un grand au milieu.

Le groupe se densifiant, nous nous sommes rapidement retrouvés congestionnés à deux trois mètres des trois policiers. Le groupe a respecté le barrage en s’arrêtant. Ce barrage a coupé le cortège de manifestation en deux. 

Une fille parle avec le policier à gauche afin de négocier notre passage et de rejoindre la première partie du cortège. Le flic du milieu commence à crier de nous arrêter et de ne pas avancer plus car il voit le groupe se densifier et les cris de Gilets Jaunes s’accentuer. 

Sur la gauche le flic avec qui parlait la nana, lui met une balayette tout d’un coup, on a pas compris pourquoi. Là les cris s’accentuent. 

Le flic du milieu commence à avoir peur et crie de reculer. Il a un truc dans la main (gris et beige.. je vois pas bien ce que c’est). Un Gilet Jaune voit qu’il panique, se met dos à lui vers nous, écarte les bras et nous dit de nous calmer et de reculer. 

Là les cris continuent, l’indignation de voir la nana par terre qui ne se relève pas fait monter la pression. 

Moi je me penche vers la nana avec 4-5 personnes mais je vois le grand flic dans mon angle droit, du coin de l’œil. 

Puis, il sort sa matraque télescopique ou un tonfa pour commencer à taper et à matraquer le Gilet Jaune qui leur avait tourné le dos afin de calmer le cortège. 

Je me relève (la nana est toujours à terre) et la 2 secondes plus tard un grand boom, tout le monde recule. La grenade a été lancée à la main à seulement deux-trois mètres de distance. La grenade rebondi au niveau du genou de mon pote, heureusement avant explosion…

Les gaz lacrymogènes sont tirés (ceux qui partent par plusieurs en même temps, les petites pastilles noires de 4/5cm de diamètre) tout le monde détalle on a des cartouches de gaz dans les pieds, devant, derrière… arrivé au bout du couloir je me retourne, on en voit pas à 10m, je suis dans les quelques derniers.

La nana était toujours par terre dans un nuage de gaz quand je suis parti, avec un ou deux personnes à ses côtés, sous les yeux des forces de l’ordre présentes qui ne lui ont pas porté assistance. 

Kaizer – Paris

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