Il y a deux heures à peine, Jérôme Rodrigues filmait l’acte XI de la manifestation parisienne quand il a reçu un tir de flash-ball ou un éclat de grenade dans l’oeil*.

jerome rodrigues blessé
Compte facebook de Jérôme Rodrigues

Encore un ! Encore une vie saccagée, encore une famille ravagée et un être humain qui devra, toute sa vie, vivre avec un oeil en moins et en subir les conséquences.

Il faut le dire et le redire… le crier sur tous les tons pour qu’ils l’entendent. Rien ne justifie la violence des « forces de l’ordre » envers les Gilets Jaunes, rien ne justifie l’usage des ces armes létales !

Les armes qu’ils utilisent contre les Gilets Jaunes depuis des semaines, quel que soit le nom qu’ils leurs donnent, quelles que soient les précautions lexicales qu’ils emploient, mutilent, blessent et tuent, elles l’ont déjà fait et vont continuer à le faire !

Pourtant ces « forces de l’ordre » -que l’on peine de plus en plus à désigner ainsi quand on visionne les centaines d’heures qui témoignent de leurs brutalités indignes- sont formées pour le maintient de l’ordre. Elles sont habituées à intervenir dans des situations bien plus dangereuses que des manifestations majoritairement pacifiques. Leurs actes doivent être proportionnés aux circonstances. Leurs règlements, leur code de déontologie, les directives ministérielles qui encadrent leurs comportements et l’utilisation de ces armes sont claires.

Comment expliquer qu’une nouvelle fois, un Gilet Jaune, un homme en train de filmer, totalement inoffensif, se retrouve éborgné ?

Quels sont donc les ordres que reçoivent ces forces du désordre pour qu’elles s’autorisent, semaines après semaines, à mutiler des gens qui manifestent en toute légalité ?

Les responsables de ces drames humains devront rendre des comptes devant la justice mais avant cela, redisons-le encore, ils devront partir.

Parce qu’ils sont chaque jour plus illégitimes à représenter le peuple. Qu’ils dégagent !

L’équipe GJ Info

* Une enquête de l’IGPN est ouverte pour déterminer les circonstances de cette blessure, peut-on lire sur le compte Twitter de la préfecture de police.

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