De nos droits les plus élémentaires, humains, internationaux et constitutionnels, que nous reste-t-il ?

Depuis le début du mandat de Macron, chaque jour qui passe a bien son lot de surprises et ses médiatiques rebondissements, des affaires tellement énormes qu’elles en deviennent grotesques, à qui cela profite-t-il ?

Un premier mai annonciateur du pire

Le 1er mai 2018 nous fêtions le travail dans une promenade bucolique, dans les quartiers habitués à voir des marcheurs affairés et disciplinés, avançant d’une masse compacte d’un point A à un point B et cela depuis plusieurs décennies.

Ce premier mai est le début d’une grande saga d’épisodes rocambolesques pleine de péripéties. Le théâtre vivant de la comédie humaine telle que l’avait écrite Balzac commence, dès lors qu’Alexandre Benalla entre en scène à deux endroits de Paris ce jour là, au Jardin des plantes en début d’après midi et plus tard place de la Contrescarpe, arborant fièrement un brassard de Police, dont on apprendra deux mois plus tard qu’il en avait usurpé la fonction.

Qui est-il ? Pourquoi s’est-il défoulé sur des manifestants ?

On ne sait pas et peut être ne le saura-t-on jamais, qu’importe en réalité, ce qui est à dénoncer c’est que c’est à ce moment précis que la liberté de manifestation a pris un sacré uppercut.

Un homme de l’ombre et dans l’ombre du gouvernement a, d’un coup de revers de manche, balayé tous les fondements de cette devise « liberté, égalité et fraternité ».

Liberté et justice de classe

En effet, que l’on s’appelle Benalla ou Dettinger le traitement judiciaire n’est pas le même quand on défend une femme violentée par les forces de l’ordre et un homme qui usurpe une fonction et cogne sciemment sur des opposants politiques.

L’un dans une vidéo présente ses excuses sur son geste et se rend de lui même aux autorités. L’autre se gargarise d’avoir déjoué la police et la justice du haut de ses 26 ans et se vante d’être intouchable car protégé du gouvernement.

Un mépris de classe sans pareil quand Jupiter demande d’un côté l’indulgence pour son poulain jeune et fougueux et de l’autre affiche du dédain, pointant avec arrogance le fait qu’il est impossible pour Christophe Dettinger de savoir aligner deux mots sans avoir été coaché par un avocat d’extrême gauche, car son discours n’est pas celui d’un gitan.

Que connaît-il de la communauté gitane au juste ? Les a-t-il rencontrés et invités à faire un de ses Grands Débats ? Peut être estime-t-il qu’ils n’en sont pas à la hauteur ?

C’est comme faire un grand débat avec les quartiers populaires et ne pas inviter les principaux concernés, c’est à dire les gens des quartiers populaires. Peut- être qu’eux aussi ne savent ni écrire ni parler ? Donc à quoi bon les inviter ?

La plupart n’ont même pas le droit de voter, mais travaillent, payent des impôts… Mais ils ne sont d’aucun intérêt pour Jupiter et ses acolytes qui utilisent ce stratagème pour être en campagne électorale sur le dos du mouvement social des gilets jaunes.

Que reste t-il de nos libertés ? Liberté de circulation, liberté de manifester ?

Plus grand chose, nos droits universels fondent comme neige subissant le réchauffement climatique du roi Soleil.

Une loi anti-casseur qui concerne uniquement les manifestants, mais qu’en est-il des casseurs de nos acquis sociaux, que doit-on dire à ces gens qui ont tout et qui brisent la vie de ceux qui n’ont rien ? Pourquoi la loi anti-casseurs ne leur est pas appliquée ?

Il faut être aux services de la classe supérieure ou en être pour avoir le privilège et le DROIT de casser LIBREMENT des tibias, de crever des yeux, d’arracher des mains, de gazer femmes et enfants en toute impunité et sous les yeux de la communauté internationale.

Une jambe, une main, un œil ou une vie d’une personne issue d’une classe inférieure à celle de sa Majesté et de sa cour sont-ils à ce point sans valeur ? La vie de Zineb, la vie d’Adama, celles de Zyed et Bouna ? L’oeil de Frank, de Jérôme et de Mme Kebe n’ont donc aucune valeur ?

En revanche, les dents d’un policier qui défend leurs intérêts en ont. Ne prétextez pas qu’on ait « une dent » envers eux mais même la loi du talion a pris un raccourci et s’est transformé en œil pour dent.

Des mobilisations sous silence médiatique

 Que reste-t-il de la liberté de faire GRÈVE ? Quel pacte, quel arrangement a été fait pour placer la mobilisation du 5 février aux oubliettes ? Peur de l’insurrection des travailleurs ? Peur de la grève générale illimitée ? Peur de la cohésion Gilets Jaunes et Gilets Syndicaux ?

L’action de blocage du site de Rungis la nuit du 04 au 05 février 2019 a été pourtant été un succès grâce à ladite cohésion.

OUI Tremblez messieurs les patrons véreux qui n’avez pas de scrupules pour anéantir la vie d’une famille en jetant dehors un salarié !!!! Tremblez, le temps viendra où cette force deviendra plus importante et plus renforcée.

Depuis des décennies les organisations syndicales ne font plus leur travail, devenues gargantuesques et bedonnantes grâce à leurs enveloppes gouvernementales quand elles deviennent majoritaires aux élections professionnelles. Vendant leur âme à ces vautours qui sous couvert de dialogue social fracassent à grands coups de bulldozer les droits des travailleurs.

On nous vole nos manifestations, on nous vole nos grèves, on nous vole notre pouvoir de décision, on nous vole nos acquis.

Cher Monsieur Ambroise Croizat, de là où vous êtes, vous devez être bien horrifié de ce qu’est devenu ce que vous aviez bâti il y a 60 ans. Horrifié de voir à quel point, si vous aviez vécu à notre époque, un ouvrier, un fils d’ouvrier, n’a pas de place dans ce pays et encore moins en politique. Quel mépris !!!

La liberté de presse et d’information menacés

Rien n’est épargné par ce gouvernement et la presse indépendante et libre en a fait les frais. Mediapart symbole de la révélation au grand public de l’acte 2 de l’affaire Benalla , sans qui les enregistrements audios n’aurait pas pu circuler, paye aujourd’hui d’avoir ouvert la boîte de Pandore. Perquisitions arbitraires sur on ne sait quel motif, mais on se doute bien de qui émane cette demande.

« La liberté d’informer » contrôlée par des actionnaires amis du gouvernement, mais de quelle liberté parle t’on ?

Des émissions orientées, des questions journalistiques et des plateaux complètement verrouillés pour donner l’illusion de la démocratie, mais qu’en est-il réellement ? Qui sont ces gens a qui l’ont donne sciemment la lumière, dont on manipule les propos, dont on arrive, par une simple maladresse de langage, à détourner le sens et le contexte d’une intervention?

C’est aussi pour ça que les médias indépendants n’ont jamais eu autant le vent en poupe que ces derniers temps. Les gens savent que l’information n’est pas toujours traitée de manière objective.

Ainsi dans les manifestations, le traitement médiatique est complètement faussé, comme l’inexistence de la manifestation pour la grève du 5 février, les manifestations des femmes gilets jaunes sont très peu médiatisées sur les chaînes publiques.

Les chiffres des mobilisations sont manipulés pour donner un effet d’essoufflement du mouvement. Des théories hasardeuses sont avancées pour diviser le mouvement de l’intérieur. Autant de stratagèmes et de stratégies de guerres médiatiques entre le gouvernement et les manifestants.

Où est le pays des droits humains et universels ?
Où est le pays de la liberté d’opinion et d’expression ?
Où est le pays de la solidarité, de la paix et de l’humanisme ?

Gouvernement, Grands patrons et Bureaucraties Syndicales c’en est trop ! Dehors !!!!!!!! Nous n’avons pas besoin de vous pour fonctionner, ni faire fonctionner nos secteurs de travail, ni même notre pays.

NOUS DÉNONÇONS CE MÉPRIS DE CLASSE, NOUS DÉNONÇONS CE GOUVERNEMENT.
NOUS NE SOMMES PAS RIEN.
NOUS SOMMES LA FORCE DE TRAVAIL DE CE PAYS, SANS QUI LES GRANDS PATRONS NE S’ENRICHIRAIENT PAS.
NOUS SOMMES TOUT.
NOUS SOMMES ENSEMBLE, TOUS UNIS CONTRE LES INÉGALITÉS, LES INJUSTICES, LA VIOLENCE ET LE MENSONGE D’ÉTAT.

Hastalavic Torya

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here