Les samedis passent, les manifestations se multiplient mais les chiffres publiés dans la presse sont toujours aussi ridicules. Le comptage des manifestants semble être pris à la légère ou alors, bien au contraire, utilisé pour tenter de démoraliser les gilets jaunes.

Des chiffres approximatifs

Lors d’un rassemblement en France, on entend souvent 3 comptages des manifestants: celui des organisateurs, celui de la préfecture et enfin celui de la presse. La différence entre les deux premiers peut être énorme (de l’ordre de +300%). Les manifestants ont souvent tendance à être optimistes tandis que les forces de l’ordre sont plus pessimistes. Ces deux camps font souvent leurs estimations “à vue d’oeil” ce qui entraîne un chiffre approximatif.

La presse a quand à elle souvent des moyens plus poussés et précis. En effet, ils utilisent des logiciels de comptage ainsi que des vérifications manuelles avec leurs enregistrements vidéos. Leur fiabilité est assez élevée mais pourquoi ne pas toujours déployer ces outils ? Nous allons prendre le mouvement des gilets jaunes pour illustrer ceci.

Des logiciels de comptage existent

D’abord ces logiciels de comptage de foule nécessitent l’installation de caméras à des endroits spécifiques, ce qui veut donc dire que pour être efficace, les manifestants doivent passer en dessous de cet équipement et dans le cas des gilets jaunes c’est peu adapté car ceux-ci se déplacent partout. En revanche, dans certaines manifestations, des drones capables d’analyser les images sont déployés et ils permettent de réaliser des comptages fiables.

On peut donc se poser la question de pourquoi ces méthodes ne sont pas déployées ? Et nous pouvons donc légitimement nous demander à qui profite ces chiffres inexacts et bien souvent sous évalués ?Pourquoi la presse ne tente pas d’avoir des chiffres plus précis que ceux de la préfecture ?

Certainement car c’est compliqué d’aller à l’encontre des directives données par ceux qui subventionnent énormément ces médias. Minimiser le mouvement semble donc être une affaire d’Etat mais c’était sans compter sur les nouveaux moyens de communication qui ont émergé.

Un recours avec les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux permettent de diffuser et de montrer la réalité à toute la population de manière directe et sans filtre. En revanche, ces mêmes réseaux sociaux sont dangereux car la désinformation peut être rapide et leur censure peut être terrible. C’est pourquoi de nombreux gilets jaunes se tournent de plus en plus vers des messageries plus libres telles que Telegram pour délaisser Facebook.

Comme on vient de le voir, la communication est véritablement le nerf de la guerre et c’est pourquoi il faut, à priori, se méfier de ce qui est annoncé sur tous les canaux : presse, gouvernement ou réseaux sociaux.

Croiser les sources semble être la seule méthode fiable pour avoir une idée précise.

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